Octobre 2005 alors que je venais sur Harare la capitale du Zimbabwe juste pour une durée de 3 jours, je reçu un appel d’un ami du nom de Patrick.
Patrick me demanda si j’avais été ces derniers temps sur Hwange. Il est vrai que je n’y étais pas encore allée. C’est alors qu’il m’alerta : « Les animaux meurent tous Lorène, il n’y a plus d’eau dans les bassins ». Je pensais sur le moment que ceci n’était pas possible puisque Hwange était sous la protection de National Park. Les animaux de Hwange souffraient déjà de la chasse au Trophée qui est autorisée là bas en plus du braconnage. Pour moi, ses propos me semblaient exagérés. Mais Patrick insistait sur le fait d’un ton très grave. C’est alors que je téléphonais sur le champ à National Park pour en savoir plus. J’ai parlé avec le responsable Norman Monk qui m’a dit ouvertement qu’il n’y avait pas assez d’argent pour avoir l’essence nécessaire afin de remplir les bassins et de plus qu’un des moteurs à pompe d’eau était cassé et qu’il était hors de question de le changer. Il a rajouté que les animaux les plus forts survivront.
Il faut savoir que Hwange est une zone de National Park, mais qui a été constitué artificiellement donc il n’y a aucune source d’eau naturelle. Tous les animaux sont abreuvés grâce aux bassins qui ont été instaurés, à condition bien sûr qu’on les remplisse.
Immédiatement, j’ai compris que Patrick n’avait guère exagéré et je téléphonais à Johnny Rodrigues pour l’alerter. A cette période, le Président Mugabe vendait toute l’essence en Afrique du Sud et ailleurs pour se faire plus d’argent donc il y avait une grande pénurie d’essence. On arrivait en avoir au marché noir, mais bien sûr le taux était bien plus élevé qu’à la normale.
Immédiatement, je contactais une personne qui pouvait nous trouver de l’essence pour amener l’eau à Hwange. Mais j’étais consciente qu’il en faudrait beaucoup, vraiment beaucoup pour alimenter au moins une dizaine de camion. Pendant ce temps Johnny Rodrigues voyait pour un nouveau moteur à pompe d’eau.
Le total fut exorbitant, il nous fallait 5000 $. Où les trouver ??? J’ai essayé de faire pression sur National Park, mais ils n’ont rien voulu entendre, j’en informais Johnny. Mais il nous fallait trouver très vite une solution avant d’aller plus loin dans le drame et laisser ces pauvres bêtes mourir les uns après les autres de soif. Johnny eu l’idée de faire appel à une université en Australie en expliquant l’urgence. Johnny eut besoin de mon aide afin de faire marcher mon titre de « Docteur » pour les convaincre. Je ne posais pas de question et je le fis immédiatement. Je me suis entretenue avec eux en leur expliquant précisément la situation à Hwange et la négligence et genre foutisme de National Park. L’université accepta de nous faire un don de 5000 $. A l’instant où l’on reçu l’argent, Johnny s’occupa du moteur de pompe à eau tandis que je m’occupais de l’essence. Notre action a pris 4 jours en tout et pour tout.
Nous avons chargé les camions et avons pris le moteur avec nous pour nous diriger à Hwange.
Voici l'entrée de Hwange le Park de l'horreur
Bassin complètement vide.
Un
autre bassin vide.
Une
des malheureuses victimes de la négligence de l'Homme à Hwange. Mort dans le bassin en recherchant l'eau. Que dirait Mr Monk, que cet animal est mort car il n'était pas assez fort sous 60° au
soleil, qui le pourrait???
Hippo coincé dans la boue qui a forcément séchée par cette lourde chaleur.












Dégagement final de l'impala.
L'impala libre et en vie.
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